Le long de la route est encadré par de grands murs de béton. L'édifice fonce dans la terre, perce les nuages de sa lame glacée. Sans scrupule il affiche sa grisaille. De l'autre côté, plus de trains rafés, plus de ciel où s'étendent les vagabonds. Le vrombissement des autos parvient en sourdine. Et le ruissellement de l'eau ? Feu vous dis-je. Un instant où l'on essaye de reconstituer ces souvenirs, plutôt son rêve. Et le temps file, donne l'impression du tournis, s'en va puis nous laisse en plan. Pourtant, ce cahot existe depuis toujours, souvenez vous que le vent crie des souvenirs par ici. Qu'en pense Fosco Signorelli, lui qui tombait au coeur de ces choot brûlants ? Qu'en pense Fosco Signorelli qui renouait avec l'Afrique chaque matin ?
