I Ain't no saint !

I Ain't no saint !
Je t'entend plus, Jimi dit qu'elle est trop bien, cette fille. J'te sens plus, la cigarette s'infiltre même sous mon tee-shirt. J'te vois plus, sous la nappe d'alcool She is so fine !
Et puis c'est tout. Je suis SuperB. Comme super believe ! I can flyyyyy all over the world, on me dira, bye bye baby, don't be long !
J'compte sur mes doigts les jours qui pourront nous séparer. Je regarderais en silence les années qui nous ont séparer, tu sera comme un secret trop bien ancré. L'idéal peut être ? Tu es et c'est peut être bien.
Personne n'écoute ce bon blues, ça trippe bon dieu, ça trippe. Et je pars en vrille, tu le sens ? HAha ! Don't be long !
I Ain't no saint ! Le soleil n'éclaire que moi, regardes bien, je suis le centre de ta vie. T'oses jamais l'avouer. Je suis exentrique, impulsive de la débauche. Et bon dieu, tu sens cette lune, l'amoureux ? Le monde tourne à l'envers dans mes mots. Je pleure de rien, c'est bien. Ma tendance à la nevrose reviens, peut être même en ce moment, darling. Agite la tête dans tout les sens, je t'aime tellement avec tes yeux de rien.

# Posté le lundi 09 octobre 2006 07:29

Modifié le lundi 09 octobre 2006 11:28

J'ai oublié quel clown j'ai été.

J'ai oublié quel clown j'ai été.
..............................................................Moi, Sun, Tattate

Un amas de rien qui englobe notre nous. La mélodie imprécise creuse un vide dans ma gorge. Pleure pas, pleure pas. Ce monde va bien trop vite. Je cherche en moi un coin de calme, celui où les vagues des souvenirs ont cessé d'avancer. Que cette mer reste écume. Pleure pas, pleure pas. L'une avance, l'autre recule, l'une avance, et je m'y noie.

Le long de son corps, les mains balances, légèrement recourbées vers l'avant, parfois raides. Ces jambes lui donnent une posture de pantin. Le visage est blanc, paillette, lèvres fines et rougies, sourire de candeur. Ces yeux englobent la scène, le public, peut être la terre entière. Le regard plonge dans le tiens, tu te noies dans ce noir profond, chaleur. Comme un spectre qui lirait l'ensemble de tes songes. Puis la pantomime reprend. Les bulles éclatent le long de ces bras. Le public décolle des applaudissements, sourires scandés. Chaque mouvement sort de l'éphémère, fragile et fort à la fois. Il projette en toi La pantomime de l'homme heureux. Heureux. L'anarchie de ton corps. Gorgées de bière, mousse, fraîcheur. Une deuxième, s'en suit le verre. Sous le maquillage, tu n'es plus réellement toi. Comme la division de ton être, comme la découverte de fossiles. C'est un sentiment qu'il connaît, lui, au sourire frêle. Un schizophrène est sur scène, un fou heureux, attrapez le, ne lâchez plus le bonheur. Son ombre disparaît derrière le rideau rouge, toreros, la foule se lève. Tu restes assise sur le banc, la chaleur n'en peut plus de monter et la bière de descendre. Dans quelques minutes, tu arpenteras les bancs pour réclamer quelques billets, tu entameras toi aussi trois-quatre mouvements éphémères, imitant le monde. Cigarette, lunette, décolleter, tu frime avec ton nez rouge, tu éclates les sourires. Point. Chaque fois ton moment de folie.

# Posté le lundi 09 octobre 2006 12:31

Modifié le dimanche 03 juin 2007 16:15

Au fond, chacun sa nuit.

Au fond, chacun sa nuit.
.....................................................Venir, les mots. Demain.

Chacun avance, il n'y a pas de contre-sens. Les enfants font de petit pas sur le rythme d'accordéon. Les saucisses flambent, éternelle fumée dans un contre-jour naissant. Les publicistes abordent le monde avec le sourire dollar. La femme cours sur les pavés et le papillon décolle des feuilles mortes. Les cafés sont à moitié remplis, avec la cigarette sur chaque table. Les chiens pissent dans les coins, les mendiants tirent un sourire de leur brume. Pas un regard qui se décroche dans cette grisaille.
L'homme de la guérite n'est plus, ça fait mal de pas le savoir là, regarder la vitre cassée, les gens grogner, peut être moi.
Chacun avance, il n'y a plus de contre-sens. Les grands restent tristes sur le rythme d'accordéon, qui plisse, qui plisse, tombant dans l'orgueil et le frique.

# Posté le jeudi 12 octobre 2006 02:10

Modifié le jeudi 12 octobre 2006 07:34

Les mégos s'entassent, les liasses de dollars, petite pétasse.

Les mégos s'entassent, les liasses de dollars, petite pétasse.
Des corbeaux grisâtres passent au-dessus des maisons. Il fait frais, le brouillard s'épaissit doucement depuis ce matin.
Je tremble tranquillement, il me semble que j'ai froid. Je ferme les yeux, non par plaisir, peut être plus par obligation. Je ne suis plus mon corps, il me trimbale de place en place, là où il en reste.
Je tremble. Je fume trop, beaucoup trop. Il y a un besoin à chaque respiration, il y a un besoin, psychologique à mon goût.
Je tremble. Je bois trop, vraiment trop. Café, corsé, brûlant, trop sucré, trop de crème. Encore un. Un troisième. Excès. Je tremble comme une feuille-morte dans un vent d'automne. Je suis déjà tombée de l'arbre, chassée par ces oiseaux gris. Je suis tombée toute droite, comme un poids invisible. Je craquerais bien sous un pied, me sentir déchirer dans ce bruit de poème. Mais je suis plaquée à terre, collée par la pluie et le froid.
Les corbeaux grisâtres n'en peuvent plus de survoler les maisons, leurs yeux jaunâtres de regarder cette petite vie.
Et je tremble, le corps en boule, l'esprit ailleurs. Le chat s'installe tout contre moi, la chaleur de son souffle dans le creux de mon bras.
Avec ces yeux amandes, il ne voit pas cette misère. Il n'entend pas le fric qui cours, qui cours. (Implacable à souhait). Son corps frêle résiste au froid, aux corbeaux et à sa nuit. Il miaule, à peine audible.
Oublie ça, oublie ça, poupée de tissus.
Je ne tremble plus, son petit poids sur les genoux. Je le regarde comme l'autre ange de minuit, petit nez qui frétille. Je cache mon visage dans ces poils, enfouis dans une autre réalité. Pourtant, les corbeaux ne se détacheront pas de ce ciel plombé et le froid de la ville grisée.

# Posté le vendredi 13 octobre 2006 10:13

La face du monde avait tourné, bousculade.

La face du monde avait tourné, bousculade.
Un bruit de moteur qui refuse de démarrer. Les trombes d'eau qui dégoulinent sur le pare-brise, formant ça et là une rivière translucide. Tête balancée en arrière, soupir formé de vapeur. La pluie cogne si fort que la radio est inaudible, que la chanson chérie grésille. La voix reprend la mélodie en serrant les dents, les yeux débordés par la situation, la tête inclinée des fumeurs matinaux.
Radio coupée, d'un coup. Clefs retirées, sèchement. Porte qui s'ouvre, la pluie s'abat sur le siège. Porte qui claque, serrure bouclée.
Les semelles font ventouse sur l'asphalte noyé. Le capuchon est tiré jusqu'aux yeux. Silhouette bancal le long de l'autoroute, s'agrippant aux rambardes de temps à autre. Course frénétique. Se repose contre une boîte orange fluo. Détonation. Sifflement de balle. Le corps s'écroule, main tendue sur l'interphone.
" Ici le Servie d'Urgence, vous êtes bien en ligne."

# Posté le lundi 16 octobre 2006 05:38

Modifié le dimanche 03 juin 2007 16:13