L'inconnu amoureux ? Amoureux de l'inconnu ?

L'inconnu amoureux ? Amoureux de l'inconnu ?
T'as les yeux vert comme le dollar. Les dents noires comme la réglisse. Ta démarche (hallucinante) trimbalant cette carcasse. Petit blouson noir, cheveux noirs, chemin noir. Il est minuit, mon cher ami. Sens-tu la brise des amoureux ? Il est minuit, mon cher ami. Sens-tu mon coeur, battre à tout rompre ? Le destin enfonce ces pieds dans la maigre couche de boue. La pluie enfonce ces maigres gouttes dans mes longs cheveux. Ton regard comme du miel trop liquide, celui qu'on lance par-dessus une épaule. Oui, celui qu'on lance à ceux qu'on ne reverra jamais. Je t'attraperais bien le bras, le cuir qui crisse et la gêne dans le noir. Verrais-tu nos sourires ? Et qui ne tente rien, n'a plus (d'espoir). C'est humide, c'est froid, c'est gris, ton regard. C'est impressionnant un corps d'étranger. Encore plus celui du couteau sous la main, la froideur d'une lame. Peut-être plus l'étouffement de la nuit. Oui, bien plus froid, humide et gris, le déchirement du ventre. Le cuir qui crisse, la gêne dans le noir.
Tu aurais peut-être vu nos sourires ? ( Avant le sang.)

# Posté le dimanche 17 septembre 2006 11:48

J'aime te savoir perdu. Ton regard, petites rides. J'aime savoir que tu resistes à la nuit, que tu t'accroches au balcon. ...............................J'aime te savoir à jamais sur les pellicules, Dewear.

J'aime te savoir perdu. Ton regard, petites rides. J'aime savoir que tu resistes à la nuit, que tu t'accroches au balcon. ...............................J'aime te savoir à jamais sur les pellicules, Dewear.
............................................Bye bye Baby, don't be long ! ............ *

# Posté le jeudi 21 septembre 2006 05:43

Modifié le dimanche 03 juin 2007 16:13

Modern Times, crocodile !

Modern Times, crocodile !
Décrocher la lune, c'est grand. Décrocher les étoiles, c'est pareil.
Pour toi, j'irais peut-être décrocher le cerf-volant, là-haut, dans les branches. Tu regarderas mes gestes comme une révélation, avec tes yeux avides de futur boursier. Tu trépigneras, rires crispés du futur crevard. T'arrachera des mes mains l'objets désiré, futur amant. Par moments tu me demanderas comme ça marche la vie, alors je te dirais que c'est plutôt une partie de carte, avec le coup du hasard, du Joker, le manque de c½ur contre le pic. Mais trop de cartes s'envolent dans les arbres, futur poète.

# Posté le vendredi 22 septembre 2006 10:49

Modifié le dimanche 03 juin 2007 16:16

I'm the piano Guy

D'immenses flaques s'incrustent aux trottoirs. Ciel gris, reflet, éclaboussures de roues. Goutte et cercle dans la marre. Les bancs sont glissants, les chaises de jardin dans le milieu de pelouse, dégoulinantes. Le chat s'enfuit, repentit, repentit. Caresse de pluie, je sens l'automne et le froid glisser sous la chaire, frapper à la tête. Caresse de rien, je sens l'automne dans vos yeux. Qu'il remplisse le vide, avant le grand hiver.

# Posté le lundi 25 septembre 2006 11:48

Modifié le mercredi 27 septembre 2006 08:22

Je peux voler avec toi, dans le desert de la vie

Je peux voler avec toi, dans le desert de la vie
Le dernier train, le virage, les railles toujours plus belles, l'espoir toujours plus fort.
On prend la route comme une bouteille ou une vielle cigarette. Comme du déjà-vu, comme du jamais fait. On découvre l'éphémère dans la nuit, dans ces lumières, dans ces cafés immondes. Le regard se plante dans celui d'un Dieu où l'on avait tout misé. Personne ne prend au sérieux ce désarroi. Et L'inconnu s'assied, penche la tête, allume sa cigarette blanche. Il a les yeux verts du dollar, les lèvres violettes. Il s'est mis à parler de sa musique, de ses mains fragiles, et de la mer qui gèle. Y a toujours dans nos yeux et sur notre peau la douleur d'un souvenir. Les sourires qu'on étouffe, la fossette d'une gêne. Dans le fond de la nuit, les mains se croisent. Saisir le bonheur ? Peut-être rien. Comme un geste trop calculé, il faudrait pleurer, compter nos larmes, sentir cette chaleur sur nos joues.
Et l'on repart, soudain, crachant nos comptines dans le vent.( Celui qui gèlera nos vagues). Et l'on repart, gardant la chaleur de sa main au fond du coeur. (Celui qui se souviendra). Que le secret verse ces larmes.

# Posté le mercredi 27 septembre 2006 08:48

Modifié le dimanche 03 juin 2007 16:17