C'est dans le détour d'une conversation, le mot s'élance, puis tombe doucement. On n'y fait jamais attention sur le moment, c'est seulement au souvenir de cet échange qu'il éclate au grand jour, résonne, s'illumine, tracé en caractères gras et italique. Et là, c'est un déclic, de ceux qu'on attend longtemps, un déclic incroyable. Et on le répète, encore, encore. Mais oui ! Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Il suffisait " D'imbriquer, IMBRIQUER !" La terre entière devrait IMBRIQUER ! C'est pas compliqué ! Il suffisait de dire ce mot ! Mais oui !
L'affolement de l'imagination, les yeux crépitent, les jambes allongent le mouvement. Et quand on se retrouve face à la feuille, après le grand soupir de satisfaction, on trace en caractères gras et italique " IMBRIQUER" sans oublier un point d'exclamation, démesuré. Tout de suite le musicien lance ces gammes, affiche ces mélodies, s'affole dans le rythme, puis sourit lorsqu'il imbrique le tout. Le tout, l'aboutissement ou les mélodies se croisent et se décroisent, l'art de la composition, avec comme seul ordre IMBRIQUER.