C'est peut être ça, un début.

C'est peut être ça, un début.
Le volet roulant, l'éternel à son poste, blancheur, pureté. Le regard est en attente, ne peut s'y détacher. Dans la surprise, il crisse, claque, s'ouvre. Un vieil ange de minuit lâche des sourires, parfois bonsoir, au rythme des tickets arrachés. Les gens s'en approchent et parmi eux il y a la fille tapotant le nez rouge de son sac. Oui, là, c'est sûrement moi, peut-être vous ? La file avance lentement, puis vint le moment, le tour, le ... Les doigts ignorant le nez de clown, s'attaquent maintenant au comptoir, puis font des paquets d'un euros avec tout ce cuivre. Vieil ange fait palpiter son regard sur les tickets de couleur. Papillon tend le violet, comme s'il devinait l'importance de son geste, sourire. Il est là, dans mes mains, délicat, ne pas oser le toucher, ne pas y croire. Le coeur s'emplie de l'éternel, ne plus rien dire, se sentir amorphe. On glisse nos corps dans la foule, on se range. Tends le ticket, du mal à arracher son superflu, lance un "bonne séance". Le regard qui remercie alors que déjà le silence s'installe dans ce sanctuaire. Le souffle cours, on aimerait faire la génuflexion, une main posée sur la moquette rouge des sièges. On se répète qu'on y est, on y est, rien ne nous sépare, tout s'accomplit, prophétie. On ne sait plus pourquoi ont choisi ce fauteuil exactement. Le regard se perd sur les mûrs, dans l'ombre de Charlie Chaplin ou d'Hitchcock.
La musique rythme l'ambiance divine, les mains tapotent l'accoudoir toujours trop fin. Bientôt la sonnette fera baisser les lumières, puis lancera cette lumière jaunâtre sur l'écran, séance de miracle. C'est donc là que se situ le début, pour toujours il sera là, à l'épreuve de toute attente. Et peu importe si le début paraît petit.
# Posté le dimanche 03 septembre 2006 12:44
Modifié le vendredi 08 septembre 2006 12:15

depuis toujours, toujours

depuis toujours, toujours
Le long de la route est encadré par de grands murs de béton. L'édifice fonce dans la terre, perce les nuages de sa lame glacée. Sans scrupule il affiche sa grisaille. De l'autre côté, plus de trains rafés, plus de ciel où s'étendent les vagabonds. Le vrombissement des autos parvient en sourdine. Et le ruissellement de l'eau ? Feu vous dis-je. Un instant où l'on essaye de reconstituer ces souvenirs, plutôt son rêve. Et le temps file, donne l'impression du tournis, s'en va puis nous laisse en plan. Pourtant, ce cahot existe depuis toujours, souvenez vous que le vent crie des souvenirs par ici. Qu'en pense Fosco Signorelli, lui qui tombait au coeur de ces choot brûlants ? Qu'en pense Fosco Signorelli qui renouait avec l'Afrique chaque matin ?
# Posté le mardi 05 septembre 2006 07:33
Modifié le vendredi 08 septembre 2006 08:10

Donne donne donne donne

# Posté le mardi 05 septembre 2006 14:30
Modifié le mercredi 06 septembre 2006 07:07

See you later alligator

See you later alligator
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L'espoir est à jamais accroché aux étoiles. En bon croyant, tes souhaits à la grande ourse.
Chuchottes doucement les rêves dans le souffle d'un vent. Regardes gentiment son reflet dans la vague d'océan. Un homme à la mer, un homme dans le ciel. A voulu attraper la bouteille d'océan, sur la plage échouée. Chercher à compter les étoiles, chercher à comprendre l'homme. Terre échouée de l'univers, hommes noyé dans cette course.
L'enfant hallucinant, le monde trépignant.

In a while crocodile
# Posté le mercredi 06 septembre 2006 08:03
Modifié le mercredi 06 septembre 2006 09:09

New day today

New day today
..........................................................San francisco daily photo
# Posté le jeudi 07 septembre 2006 15:27